Test d’intrusion : comment le préparer et tirer parti du rapport
Un test d’intrusion (ou pentest) consiste à faire attaquer votre système d’information par des experts autorisés, dans des conditions proches d’une attaque réelle. Bien préparé, c’est l’un des moyens les plus efficaces de savoir où vous êtes vulnérable. Mal cadré, il produit un rapport de 80 pages qui finit dans un tiroir.
1. Définir le périmètre et l’objectif
Que voulez-vous protéger en priorité ? Le site e-commerce, l’Active Directory, l’environnement cloud, l’application mobile ? Un périmètre précis — adresses IP, URL, comptes de test — évite les angles morts et les mauvaises surprises.
2. Choisir le niveau d’information
- Boîte noire : l’auditeur ne sait rien, comme un attaquant externe.
- Boîte grise : il dispose d’un compte utilisateur, comme un collaborateur ou un client malveillant.
- Boîte blanche : il a accès au code et à la documentation, pour une couverture maximale.
3. Fixer les règles d’engagement
Autorisation écrite de la direction, fenêtres de test, techniques interdites (déni de service, ingénierie sociale…), contacts d’urgence : ces règles protègent à la fois l’entreprise et l’auditeur.
4. Exploiter le rapport
Un bon rapport classe les vulnérabilités par niveau de risque, explique leur impact métier et propose une remédiation concrète. Priorisez les failles critiques exploitables depuis Internet, puis planifiez le reste.
5. Faire un contre-audit
Une fois les corrections appliquées, demandez une vérification ciblée : c’est la seule façon de prouver que les failles sont réellement fermées.